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mercredi 31 août 2011

Derniers rappels avant le placard

Pas de plage aujourd'hui mais, en trois coups de pédale, je vous emmène au Grand-Théâtre ! Vous me suivez ? 

C'est parti pour une balade jusqu'à la Place de la Comédie.


Les trois portes fenêtres sur la gauche sont celles du somptueux café de l'Opéra.

Un aperçu sur la magnifique salle à colonnade

Mais c'est en terrasse sous les arcades que je vous offre un petit café pour profiter jusqu'au bout des rayons de soleil de ce mois d'août qui s'achève.


Je vous invite ensuite à m'accompagner dans l'enceinte du Grand-Théâtre pour visiter l'expo consacrée aux costumes de l'Opéra de Bordeaux. Visite que m'avait vivement conseillée Lestrella dans son com laissé sur ce billet.
Mes lectrices ont de bonnes idées ! Merci Lestrella !

 Dès les portes du Grand-Théâtre franchies, on pénètre dans un large vestibule orné de 16 colonnes doriques soutenant une voûte plate à caissons et rosaces. 5 arcades permettent d’accéder au grand escalier. Si celui-ci emmène évidemment le spectateur en direction des loges, sa largeur considérable, ses rampes basses et sa division en deux volées latérales lui confèrent une fonction notable : mettre en scène l’aristocratie, laquelle se devait d’être vue. Un peu moins d’un siècle plus tard, cet escalier inspirera Charles Garnier pour le dessin de celui de l’Opéra de Paris. La porte d’apparat devant laquelle l’escalier se divise laisse admirer deux merveilleuses cariatides sculptées par Berruer : Thalie et Melpomène, muses de la comédie et de la tragédie.



Le plafond du grand escalier et son puits de lumière, création novatrice pour l'époque.



A gauche, portant un masque, Thalie, muse de la comédie et à droite, munie d'un couteau, Melpomène, muse de la tragédie.

Pendant tout l'été, les costumes de l'Opéra de Bordeaux ont pris l'air dans les salons dorés du Grand-Théâtre. Ce soir, les magnifiques costumes de ballet, d'opéra ou d'opérette présentés dans le cadre de l'exposition "Divines inspirations" rejoindront leurs placards. J'ai profité des dernières heures donc pour découvrir et admirer l'art du costume mis en lumière dans le cadre de cette expo imaginée par Giulio Achilli, le directeur technique et de production de l'Opéra National de Bordeaux. Près de 300 tenues sont exposées sur trois niveaux : des costumes réalisés par les ateliers de l'Opéra de Bordeaux, mais aussi des créations signées Jean-Paul Gaultier ou Christian Lacroix, des tenues prêtées par l'opéra de Rome ou encore deux robes portées par Maria Callas, présentées sur la scène de la grande salle dans un joli son et lumière. L'occasion rêvée de déambuler dans les salons dorés et les couloirs en pierre blonde du Grand-Théâtre.

Assez parlé ! Place aux costumes !















"C'EST LA VIE" - Christian Lacroix






LES ANGES TERNIS, costumier Christian Lacroix 1987
















Dans l'intimité d'une loge.







Vie d'atelier :


Au-delà de la scène...
Au-delà des lumières...
Au-delà du spectacle...

Un petit hommage à celles et ceux sans qui la magie n'existerait pas...
Bienvenue dans la vie secrète des ateliers.

Pour la réalisation des costumes, le Grand-Théâtre invite un costumier qui réalise d'abord les maquettes, c'est-à-dire les dessins et les peintures en couleur de tous les costumes. Avant de lancer leur fabrication, il fait une sélection d'échantillons de tissus nécessaires pour leur production.
Le responsable de l'atelier de couture du théâtre calcule le métrage de tissu pour chaque costume. Elle confectionne d'abord des patrons aux mesures des artistes et figurants. Puis elle coupe les tissus et les donne aux couturières de l'atelier pour procédze à la fabrication. Elle fait le premier essayage, les retouches, puis un deuxième essayage. Une fois ce costume terminé, on le décore en le patinant au pinceau ou au pistolet avec de la peinture pour tissu ; on peut aussi le teinter si on recherche des effets particuliers.

Universel, l'art de la dentelle et son usage dans le vêtement. Cependant Colbert au XVIIème siècle réussit par sa politique de "manufactures royales"à créer un label de qualité exceptionnelle qui a perduré au cours des siècles : la valenciennes, la cluny (ou du Puy) la chantilly (fil de soie noir) sont fabriquées aux fuseaux ; l'alençon à l'aiguille; celles de Lyon et Calais sur des métiers mécaniques depuis la fin du XVIIIème ; d'autres au crochet.
Façonnée en ruban ou en carreau, fixée sur une toile qui sert de support et de fond coloré, la dentelle crée sur l'uni un entrelacs d'arabesques complexes, fruit de l'imagination des ornementistes.
Certes, sur le costume de théâtre le spectateur ne peut percevoir le détail subtil d'une dentelle exquise mais l'effet, même vu de loin, est toujours d'ajouter un je-ne-sais-quoi de raffiné au personnage.

























 

J'espère que la visite, certes un peu longue (j'ai pourtant abrégé !), vous aura plu.


Je vous quitte donc sur une arabesque...



en espérant vous retrouver très vite !

Ciao bye !